01 mai 2020

L'aiguille dans la botte de foin

Il me faut confesser, avant de vous parler de Nature morte dans un fossé plus en détail, que je n'ai jamais vu la pièce montée. Je ne l'ai jamais vue sur scène, je veux dire. Montée, quoi. Nature morte dans un fossé, c'est une pièce mais pas vraiment, en fait. A force de relever autant d'Agatha Christie que d'Edward Hopper, de Nestor Burma que de Montalbano, du flic américan fan de jazz et consommateur de whisky que des coins reculés en marge de l'atmosphère exhalée par la terre des champs qui environnent Sienne jusqu'à s'inscrire... [Lire la suite]

27 avril 2020

(18)

Lorsque la paysanne lave les seaux du lait, elle ôte sa bague et la laisse sur la margelle du puits. Lorsqu'elle la reprend, je vis qu'il reste un petit cercle d'eau sur la pierre. Et je me demande pourquoi la paysanne ne le reprend pas lui aussi.   Fedrigo Tozzi (1883 - 1920), "Les choses les gens", La Baconnière, 2019
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17 avril 2020

De la distance du lointain

Et vous, qu'est-ce que vous êtes devenus ? Parce que Michele Mari vient de me poser la question et elle n'est pas inintéressante, posez la vous. Il va assez profond dans sa réflexion, Michele, et on ne fera croire à personne qu'il s'est lui-même demandé ce qu'était devenue sa version de lui enfant avant de rédiger ses textes. Il faut le voir, lui, qui parle de lui sans se nommer ni le revendiquer et utilise le prisme de son évolution comme outil de sa réflexion. Il parle de son enfance, certes, mais avec une certaine discrétion et... [Lire la suite]
11 novembre 2019

La mère

Ca interpelle un peu, la couverture rose, surtout flash et indéfinie. Et puis après, on voit que c'est un texte de Grazia Deledda, et quand on connait, on a l'oeil qui s'éveille et on sent le besoin de replacer Grazia Deledda dans le paysage, parce que pour être honnête, elle est un peu paumée et reste un peu en marge de ce qu'on lit maintenant. Mais, ca, ca s'explique. D'abord, elle est sarde, Grazia Deledda. Et comme les Gênes a un port, le Piémont des clubs de foot, la Sicile une mafia, Rome un empire, Naples une pizza et si on... [Lire la suite]
10 août 2015

Oriana Fallaci

Et hop, j'arrive avec un film et un sondage, mais parce que je suis vachement gonflé. Qui connait (encore) Oriana Fallaci ? Je ne vais pas non plus vous mentir, ici non plus, on ne connaissait pas trop, mais juste parce que le biopic est sorti, on va brosser un petit portrait que vous allez pouvoir lire avant d'aller à la plage ou en rando. Oriana Fallaci, elle était belle, très belle, mais c'était sans doute le genre de femme qui aurait soupiré de dépit à la vue d'un article sur elle qui débute par ce compliment précisément.Grande... [Lire la suite]
08 septembre 2013

Il y en a un peu plus, je vous le mets ?

Puisque je tombe sur plein de notes compulsées dans un petit calepin qui vantent certaines parutions que je n'ai pas lues, et puisque mon diner cuit encore, je me pose deux secondes (bien que le calepin n'ai rien à voir avec le fait que je me pose, comme quoi, les phrases trop riches, hein ?). Et puisque ces dites notes ne serviront à rien si elles maturent vainement sans qu'on s'y intéresse, je vous les files. Et hop !Mais je vous préviens, c'est un peu brouillon, cette page de calepin, petits carreaux et notes vite griffonées à... [Lire la suite]
01 septembre 2012

Où l'on découvre que décidément, elle a l'art de la joie

On va commencer l'année en bafouant le principe du On-garde-le-meilleur-pour-la-fin, et on va directement entamer la rentrée littéraire par le top du top. Attention, attention, je vais vanter un bouquin que je pose déjà comme le meilleur de la rentrée, mais je confesse aussi que les lignes que vous lisez ici avec une déléctation certaine datent de juin et que c'est là la première nouveauté de la rentrée que j'ai lu. Popurtant, n'y voyez aucun foutage de gueule, pour détrôner Goliarda Sapienza de ce piedéstal où je la place, faudra... [Lire la suite]
05 novembre 2008

Le maître meilleur que l'élève Lampedusa ?

   En cour de présentation de la littérature italienne à l'infl (institut nationale de formation à la librairie) l'intervenante, libraire italienne à paris nous apprend que Tomaso Di Lampedusa s'est très fortement inspiré du livre "Les Princes de Francalanza" de Federico De Roberto. (et c'est même écrit en bas du livre ->) Je n'ai lu aucun de ces deux livres, mais à en voir les résumés, ça saute aux yeux! pour Les Princes de Francalanza: Fresque qui relate l'histoire de la Sicile au moment de l'unification en... [Lire la suite]
01 novembre 2008

Les matins

<< Raah putain de réveil ! >>Il y a quelques semaines je me demandais comment j’avais pu faire un trou, enfin plutôt un impact dans le mur de la chambre, ça paraissait incongru, je n‘avais pas fait ni travaux ni duel de chevalerie. J’ai eu ma réponse quelques jours plus tard en achetant mon troisième réveil matin. Évident !A ce stade de la journée il convient de faire une pause, il est sept heures et quarante six minutes précise. Chers malheureux du lundi matin, il ne faut jamais et j’insiste se laisser glisser de son lit... [Lire la suite]