15 septembre 2011

Parlons de Pascal

Et pour faire écho au post certes plus récent que celui ci, dans la technique du moins, mais en fait antérieur juste pour que vous puissiez le lire avant celui là, je m'en vais, droit dans mes bottes, vous parler de Pascal Garnier. Certes, je n'ai pas encore tout lu, de Pascal Garnier, mais le plus frappant chez lui est la prévisibilité de la construction de ses romans et la faculté qu'ils ont à nous surprendre malgré tout.On est plus, chez Garnier, dans le roman sombre, aux relents glauques par moment. Les personnages sont... [Lire la suite]

10 septembre 2011

Par là bas

C'est précisément aujourd'hui que je m'en vais vous livrer une critique dans laquelle je vais prendre un malin plaisir à verser dans le contradictoire. Rouler, c'est quoi ? Le texte qui répond à ce titre vient de paraitre, il y a moins de quinze jours et se trouve être une sorte de road novel inspiré de la littérature américaine, avec le personnage principal bien marqué et planté et tout un tas de personnages très tèrs secondaires qui fourmille autour de lui et passent brièvement dans l'intrigue sans pour autant la nourrir. Il ne... [Lire la suite]
07 septembre 2011

L'art de la jovialité

Voilà un texte qu'il vous faut lire, et je vais vous expliquer pourquoi. En même temps, je suis un peu là pour ca. Il nous faut, là tout de suite, disserter sur la forme du texte pour que vous vous figuriez le mieux possible la raison de mon enthousiasme. On a là une fable joviale vantant les plaisirs de la chair, c'est du moins ce que laisse entendre la quatrième de couverture qui est pourtant très mal faite. Elle vante l'aspect érotique du livre, qui est certes indéniable mais est loin de constituer l'entiereté de la fable, même si... [Lire la suite]
05 septembre 2011

Indéniablement

Force est de constater que c'est là un texte très déroutant. Mais que c'est très bien. On se retrouve ici au coeur d'un récu cru et abrupt, presque sec, qui dès les premières pages commence à décrire une dépression. Alors là, on se dit que merde, encore un, la dépression on connait, et tout et tout mais je retiens votre attention sur un commentaire que j'ai fait plus haut: "C'est déroutant", donc, c'est pas comme les autres.Pour autant, je vous rejoins, le romancier qui met en scène un personnage dépressif, la plupart du temps, y... [Lire la suite]
03 septembre 2011

Cacahuètes, mystères et boules de gomme

Attention ce livre est chronophage. Vous risquez de ne pas le lâcher de sitôt si vous le commencez. David Pépin aime sa femme, mais un jour celle-ci se suicide devant lui en avalant une poignée de cacahuètes alors qu'elle est allergique.David n'arrive pas à la sauver et se retrouve accusé de meurtre. David écrit un roman, autour de l'affaire Sam Sheppard. Sam Sheppard fut accusé et arrêté à tort pour le meurtre de sa femme.David n'arrange donc pas son cas avec l'écriture d'un roman sur ce sujet.Un premier roman traduit d'Adam Scott... [Lire la suite]
Posté par carottea à 23:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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01 septembre 2011

Qu'est ce qu'on peut faire de plus ?

Le thème m'avait fait tilter très tôt, dès que notre représentant nous avait parlé du bouquin dont il est question quand ? Maintenant. Il s'agit d'un vieux monsieur octogénaire, proche d'un déménagement, et qui se retrouve dans sa cave à retrouver une liasse de lettres entourée d'un beau ruban qui n'a pas bougé depuis fort longtemps, le cachet de la poste fait de toutes facons foi: elles datent des années 1950 et ont été postées depuis la station balnéaire où il allait passer ses vacances en famille. Alors, le bon vieux temps et tout... [Lire la suite]

30 août 2011

"Jayne Mansfield 1967" de Simon Liberati

Jayne Mansfield, icône blonde des années 60, a eu une fin terrible. Le roman débute avec la découverte de la carcasse de la voiture sous les roues d'un camion. Peu à peu nous remontons le temps pour découvrir une femme complètement perdue. Drogues, alcool, font parti de son quotidien. Jayne vit aussi une relation passionnelle et dangereuse, avec Sam Brody, un homme ayant régulièrement des accès de violence. Jayne a aussi fait parti d'une secte sataniste, qu'elle quittera dans de mauvaises conditions. Pourtant derrière cette... [Lire la suite]
29 août 2011

De la complexité des transitions

On va tout de suite parler de La légende des pères, de Laurent Seksik, mais encore une fois, je vais vous faire attendre deux secondes. Avanat de s'attaquer au bouquin lui même, petite piqure de rappel pour mieux situer Laurent Seksik lui même. Et comme la piqure en question est là et qu'avant de poursuivre la lecture de ce post, vous l'aurez (re)parcourue, je peux me permettre de dire: voilà. Maintenant que c'est fait, on va se pencher sur La légende des pères et vous allez me demander ce que c'est. C'est différent. Du tout au... [Lire la suite]
27 août 2011

Je n'ai rien à faire là

Je ne sais pas vous, mais de mon côté, je trouve qu'il y a des moments, faut pas déconner. Pour vous expliquer cette accroche curieuse, je vais refaire avec vous un saut dans le temps. Nous sommes aujourd'hui le 11 août (oui, je sais, mais commencez pas) et en partant en vacances il y a dix jours, j'ai embarqué Dimitri Bortnikov avec moi (enfin, pas lui directement mais son bouquin, hein), choix qui me semblait judicieux après des critiques dithyrambiques entendues à propos du Syndrome de Fritz. Alors, me basant là dessus, j'ai lu... [Lire la suite]
25 août 2011

Une prise de conscience

C'est peut-être ma marotte mais là encore, et comme sur plusieurs bouquins de la rentrée, je reste assez partagé, et comme dans beaucoup de romans, il faut distinguer le thème choisi et ce qu'on en fait. Franz Stangl et moi est loin d'être mauvais, loin de là, et pour pouvoir le mesurer, il faut un éclairage sur Stangl lui même (s'il est dans le titre, c'est bien qu'il est important pour le texte).Franz Stangl est un haut dignitaire nazi, qui a connu une ascension fulgurante au sein de la Gestapo, qui a dirigé un programme... [Lire la suite]