succèsReconnaissons à Pascal Garnier une qualité qu'on ne retrouve pas chez tant d'auteurs que ca. C'est dans les coups de mou que ce sémillant garçon redonne envie de bouquiner, de tourner les pages et de se laisser surprendre par la fin.

D'ordinaire, la fin fait sursauter parce qu'elle est inattendue. Souvenez vous du rythme et de la construction des textes de Pascal Garnier, on se laisse porter par le texte comme en vacances jusqu'à ce qu'en deux lignes, il explose. Comme si une brise avait fait chanceler le haut de la tour et effondrer l'édifice. C'est ce genre de surprise là qui souffle le lecteur sur deux lignes. Une brise qui fait chanceler, le peu qu'il faut, et le récit devient incontrôlable, comme ca peut-être le cas dans Le Grand Loin ou La Théorie du Panda.
Nul n'est à l'abri du succès diffère un peu, la construction n'est pas forcément identique à celles des autres romans. On y retrouve le même type de personnage, heureux mais qui en fait une overdose et qui a besoin de s'échapper un peu de son troplein. On retrouve cette prérigrinatio improvisée et contrôlable jusqu'à un certain point. On retrouve un emballement comparable, aussi, et pourtant, on a aussi quelques différences qui, bien que minimes, font évoluer le récit différemment de ce à quoi on s'attend.

Le personnage principal, à défaut d'être plus ou moins consistant que ceux qu'on voit évoluer dans ses autres textes prend une dimension plus cynique, plus noire et disons le aussi, plus marrante et/ou exapsérante (selon chacun, c'est le lecteur qui se fait sa propre idée). Je veux dire par là que malgré les formules qu'emploie souvent le narrateur, l'avoir à diner serait sans doute un peu fatiguant.
On remarquera aussi plus de petits détails qui seraient plus porteurs d'enthousiasme s'ils passaient inapercus, et quand je dis ca je ne pense en vérité qu'à un seul et je suis sur que vous verrez très bien duquel je parle au moment où vous aussi arriverez à ladite page et vous ferez la même réflexion que moi.


Pourtant, et il faut le relever, une autre différence à l'ordinaire réside dans la fin. Sans rien vous en dévoiler, elle ne surprend pas tant que ca par son contenu, mais parce qu'elle est.
Et je finis là dessus.