thoboisOh là, non ! Que nenni ! Je ne parle point dans ce titre alléchant du texte lui même mais de la manière dont je prévois de le lire. Je vais donc commencer par vous en parler rapidement mais le plus exhaustivement possible avant d'expliquer la présente introduction.

Donc, ca s'appelle Sollicciano. Un petit éclairage rapide pour ceux qui, comme moi jusque là, se demande si Sollicciano est un nom comme ca ou si ca existe vraiment, et au quel cas qui c'est, qu'est ce que c'est, est-ce que ca se mange, est-ce que c'est diététique, est-ce que c'est cuisinable, et avec quelle cuisson et quelle sauce et tout et tout.
Sollicciano est un quartier de Florence dans lequel il y a plein de trucs, mais on va juste s'intéresser à la prison pour le moment. Dans le bouquin d'Ingrid Thobois, on a un éditeur italien assez influent incarcéré pour une longue peine engendrée elle même par une histoire assez sombre. Il est visité par une dame, une francaise au prénom un peu chelou (Norma-Jean, qu'est ce que je vous disais ?) et leur relation au parloir est quand même un peu abrupte.
Je vous laisse là pour le moment.

A ma charge maintenant de vous expliquer le déroulement de ce post. Aujourd'hui, 9 août (parce que vous imaginez bien que je ne farcie pas autant de posts en aussi peu de temps, ho !), je trouve que c'est un très beau texte. Mais très dense. Mais plein de matière. Mais bourratif.
Ca me fait penser, même, à Lyonel Trouillot sur un point. Quand il a fallu que L'Afghan et moi lisions L'amour avant que j'oublie, nous en étions arrivé à la même conclusion: c'est bien, beau, poétique, lointain et prenant, superbement écrit, mais il y a un truc en trop qui n'a ni nom ni consistance mais qui est et qui te souffle dès les premières pages que malgré l'attraction que le texte exerce sur le lecteur, le lecteur n'ira pas au bout. C'est génial, mais il y a des choses en trop, un peu comme une coupe avec trop de mousse au chocolat dedans: c'est excellent, mais y'en a trop.
Ben pour Sollicciano, c'est pareil. Les personnages sont très riches, très intéressants et leur évolution sous la plume d'Ingrid Thobois, même lente, s'annonce suffisamment attractive pour donner envie de lire. Et en même temps, incroyable paradoxe qui laisse stoïque, le syndrome de la coupe de mousse au chocolat se déploie sans encombre dans le texte.

Alors voilà. Le 8 août, on en est là. Mais parce que c'est bien, parce que sans mousse au chocolat ca le fait quand même vachement (au point, et je vous dis ca après quelques chapitres, que je compte bien le mettre en évidence une fois paru), je bosserais encore là dessus à la rentrée, le reprendrais et vous ferais part de l'après mousse au chocolat. Parce que oui, ca m'a tout l'air d'être un bon texte.