garnierSouvenez vous de Pascal Garnier et ne faites pas comme si je ne vous en avais jamais parlé ! Ou alors c'est que vous êtes nouveau; ou que vous suivez ce blog aussi souvent que Ravhin et le Comte mettent ce blog à jour.

La triste nouvelle est tombée le 5 mars, Pascal Garnier (le Pascal Garnier) nous a quittés.
Pascal Garnier, c'était l'auteur de La Théorie du Panda, du Grand Loin, de l'A26, et aussi de tout un tas d'autres romans que je lirais prochainement, mais pas parce qu'il est mort. Juste parce que c'est bien.
Pour être très sincère, Garnier n'était pas très connu, malgré les quelques éditeurs chez qui il est passé et qui ne sont pas des tocards. Zulma, le dernier en date, gloire à lui, l'a remis au gout du jour et c'est par lui qu'un paquet de monde est en train de le découvrir.

Pour vous resituer, les romans de Pascal Garnier suivent des schémas assez similaires. Il y a des personnages qui suivent leur petit bout de chemin sans se douter de ce qui se trame, ni comme ils tourneront, ni pourquoi et pourtant, l'auteur arrive à nous faire sentir que quelque chose couve, mais on ne sait pas vraiment quoi. Il y a quelque chose qui est imminent, qui va arriver, le style reste calme mais on sent qu'il va se passer quelque chose. Et d'un seul coup, le rythme jusque là soutenu mais qu'on surveille du coin de l'oeil s'emballe jusqu'à aller de percher encore plus haut que ce qu'on s'imaginait, ne serait-ce que par ce qui se passe, parce qu'on voit et qui surpasse tout ce qu'on se disait.
Là, vous voyez, il est temps que je me taise avant de tout vous spoiler. Pourtant, je ne m'en veux pas de m'être emballé, ca m'arrive assez souvent avec les auteurs que j'aime. Parce que oui, je suis assez fier d'avoir découvert Pascal Garnier, même si je n'étais pas le premier, et d'en assurer sa diffusion, même après sa mort.

A ceux qui connaissent déjà Pascal Garnier et qui aiment, laissez moi vous confier un secret: Zulma, qui a commencé son entreprise de réédition, ne va pas s'arrêter par la disparition de l'auteur. Et pour ca, la Confrérie remercie la maison.